Immédiatement après que Donald Trump a ordonné une frappe militaire au Venezuela, de nombreuses critiques se sont concentrées sur la façon dont cette attaque violait le droit international ainsi que la résolution américaine sur les puissances de guerre. Mais on n’a pas suffisamment mis l’accent sur les implications intérieures de la décision de Trump.
Trump semble avoir ordonné en partie à son projet au Venezuela de détourner le scénario des questions intérieures, où les choses ne vont pas bien pour lui. Ses taux d’approbation sont sous l’eau, et il obtient de mauvaises notes sur l’économie, la politique de santé (seulement 30 % d’approbation), l’inflation (31 % d’approbation sur le coût de la vie), sa répression de l’immigration (41 % d’approbation) et son envoi de la garde nationale dans les villes américaines. Ensuite, il y a le grand rejet que les Américains accordent à ses tarifs douaniers, qui ont contribué à faire monter les prix même si le candidat Trump avait promis de baisser les prix dès le premier jour.
Avec son projet de capturer Nicolás Maduro, Trump cherchait à remporter une victoire facile pour se faire bien paraître. Mais ses efforts pour inverser le scénario ne fonctionnent pas si bien. Un sondage Reuters/Ipsos montre que seulement 33 % des Américains soutiennent son attaque militaire au Venezuela, et 72 % d’entre eux déclarent craindre que les États-Unis ne s’impliquent trop dans ce pays. Les États-Unis ont attaqué le Venezuela le 3 janvier, et un sondage Economist/YouGov du 2 au 5 janvier a révélé que parmi les h...
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